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par Pierre Chevalier (coordination) du lundi au vendredi de 16h à 17h |
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émission du lundi 17 novembre 2008
Les grandes écoles (1/5) - Normale Sup’ ou les paradoxes de la normalité
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Un documentaire de Sébastien Galcéran et Guillaume Baldy
Au-delà de sa genèse, au-delà de ses figures mythiques, au-delà des anecdotes, sait-on précisément à quoi sert aujourd'hui l'École normale supérieure, située au 45 de la rue d'Ulm, dans le cinquième arrondissement de Paris ? Car voilà bien un des paradoxes de cette grande école : on la connaît sans la connaître. Aujourd'hui, 65% des normaliens deviennent chercheurs ou enseignants dans le supérieur, et 15% enseignants dans le secondaire. C'est dire que Normale Sup', qui passe à première vue pour un sanctuaire de l'excellence à la française, est en fait adossée à l'université et aux laboratoires de recherche, et donc que ses élèves sont et seront soumis aux mêmes problèmes de rémunérations et de débouchés que les autres étudiants qui se destinent à l'enseignement ou à la recherche, au même problème de sous-financement des facultés, au même problème de concurrence avec les milieux académiques étrangers... Et sans doute, dans cette perspective, les normaliens littéraires – engagés dans des disciplines qualifiées de « déficitaires » – sont-ils bien plus mal lotis que leurs camarades scientifiques. Normale sup' est comme un miroir grossissant d'enjeux qui la dépassent. Un seul constat, terrible : un lycéen français coûte aujourd'hui plus cher à la collectivité qu'un étudiant. Selon l'OCDE, au moment même où les États-Unis dépensent plus de 20 000 dollars par étudiant, la France en dépense à peine 8 000...
Un autre des paradoxes de Normale Sup' : l'école a du mal à se défaire d'une image pesante d'immobilisme, alors que progressivement, elle se transforme... concurrence oblige ! Celle des autres grandes écoles françaises et celle des grandes universités étrangères. L'école se transforme, quitte à laisser coi les partisans du « supprimons ! » - supprimons Normale purement et simplement – et ceux du « conservons ! » - conservons Normale en l'état. Dans quelle mesure chacune de ces réformes effectives ou envisagées est-elle souhaitable ? Chacune fait débat, mais tricotée très serré avec la question récurrente de la diversité culturelle et sociale : selon une étude de l'INSEE, un jeune issu d'un milieu social supérieur a, aujourd'hui encore, vingt fois plus de chance d'entrer dans une grande école qu'un jeune issu d'un milieu populaire...
Avec :
Monique Dixsaut (promotion 1954), philosophe ;
Jean-Dominique Langlais (promotion 1996), enseignant actuellement détaché auprès d'un cabinet ministériel ;
Jean-Claude Lehmann (promotion 1959), physicien, président de l'Association des anciens élèves de l'ENS ;
Olivier Rolin (promotion 1967), romancier ;
Michel Sapin (promotion 1974), député, ancien ministre de la Fonction publique et de l'Economie,
et Jacques Stern (promotion 1968), directeur du département Informatique à l'ENS.
Producteur coordonnateur : Joseph Confavreux
Producteur délégué : Sébastien Galcéran
Réalisation : Guillaume Baldy
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les livres |
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Olivier Rolin

Tigre en papier
Seuil - 2002
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Toute une nuit, au volant de sa vieille DS tournant inlassablement autour de Paris, Martin raconte à Marie, la fille de son meilleur ami aujourd'hui disparu, ce que fut leur jeunesse, à la fin des années 60, et leur engagement aussi naïf que désespéré et grandiose pour la Révolution. Olivier Rolin signe ici un roman magnifique, traversé par l'histoire, la poésie et la mélancolie, et habité par un sentiment de loyauté envers un passé dont les illusions perdues n'ont pas enterré tous les rêves.
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Pierre Veltz

Faut-il sauver les grandes écoles ? : de la culture de la sélection à la culture de l'innovation
Presses de Sciences Po - juin 2007
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Véritables machines à sélection, les grandes écoles constituent d’efficaces cabinets de recrutement pour le CAC 40, sans être pour autant les moteurs de l’économie d’innovation qu’elles pourraient et devraient être, compte tenu de leurs liens privilégiés avec les entreprises. Leur bonne santé apparente est trompeuse et leur degré de fermeture sociologique insupportable. Loin de pouvoir rivaliser avec les grandes universités scientifiques et technologiques étrangères – foyers de l’économie de la connaissance et fers de lance de la compétitivité de leurs pays –, les écoles d’ingénieurs sont beaucoup trop petites, fermées et franco-françaises. La France prend un retard considérable alors que les solutions sont connues : regrouper les écoles en ensembles de taille internationale ; intensifier les liens avec les universités ; accroître la diversité sociale et culturelle ; internationaliser vigoureusement. Elles ne demandent que du courage politique. Le temps presse. Pierre Veltz a été directeur de l'École nationale des ponts et chaussées et président de ParisTech, qui regroupe dix écoles d'ingénieurs parmi les plus prestigieuses.
- présentation de l'éditeur -
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les liens |
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On peut trouver sur ce site le rapport "Quelle École normale supérieure pour le XXIe siècle ?", document de réflexion préparé à la demande du Conseil d'administration de l'Association des anciens élèves, élèves et amis de l'ENS, dirigé par Jean-Claude Lehmann et daté de juin 2008. |
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les rendez-vous |
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Ile de France -

Les Trophées de l'Etudiant 2008-2009
du vendredi 6 mars 2009 au dimanche 8 mars 2009
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Le Groupe l’Etudiant lance la 11e édition des Trophées de l’Etudiant.
Les Trophées de l’Etudiant 2008/2009 concernent 12 académies et s’organisent dans 13 villes.
Par étapes : Saint-Étienne, Grenoble, Bordeaux, Rouen, Rennes, Lille, Lyon, Caen, Montpellier,
Orléans, Poitiers, Marseille, Paris.
Pour les dates de retour des candidatures selon les académies, cliquer sur le lien ci-joint. |
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